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Modern Native

Artistes de l’exposition

Andrea Grant

Catégories d’exposition

Le poème parlé Modern Native de Andrea Grant traite des contes et de la dualité des autochtones et des autochtones issu·e·s de deux races différentes qui ont grandi en apprenant à la fois les mythes traditionnels et les contes de fées occidentaux. Le film évoque le fait d’honorer sa nation et ses origines et de trouver un sentiment d’autonomie à travers celles-ci en affrontant les défis de la vie et en prenant le contrôle de son destin.

Modern Native porte également sur la façon dont les mythes tribaux sont transmis et appris de génération en génération. Le passage de la presse écrite au numérique nous rappelle la perte d’une multitude de récits des Premières Nations lors de la transition de l’histoire orale à la presse écrite. À l’heure actuelle, il s’impose plus que jamais de partager ces récits avec le monde entier dans un format contemporain et accessible, tel que le film.

Les Salishs du littoral et les Haïdas du Nord-Ouest croyaient qu’ils étaient entourés à chaque instant d’êtres surnaturels qui intervenaient dans le monde naturel. Dans leur culture, les esprits étaient liés à tous les êtres vivants. Leurs coutumes, leurs croyances et leur histoire étaient transmises oralement par des histoires, des chansons et des danses. Ils avaient des histoires sur le pourquoi de certaines choses, comme les changements de saison. Chaque tribu avait ses propres récits sur ses origines qu’elle transmettait aux générations suivantes.

Modern Native explore ce qui pourrait se passer si une personne était appelée à une cause plus noble comme c’est souvent le cas des artistes. Elle doit interagir avec les divinités anciennes et les esprits des animaux et recevoir les conseils des ancêtres tout en vaquant à ses occupations quotidiennes dans une métropole ou en s’accordant un moment dans la nature où les voix surnaturelles peuvent parfois être assourdissantes.

La vidéo de créations parlées de Modern Native est une représentation visuelle de l’enregistrement audio du poème. Elle raconte l’histoire d’une femme de notre époque (jouée par Andrea Grant) prise entre deux mondes. L’un est la métropole moderne, effervescente et séduisante où elle réside et travaille, l’autre est le Temps du rêve, une dimension parallèle dans laquelle les autochtones croient que les gens habitent quand ils dorment.

Les rues de la ville ne ressemblent en rien au monde mystique des esprits anciens, des fantômes torturés et des prophéties murmurées de son pays natal, le nord-ouest du Pacifique. Et pourtant, ces esprits et guides sont là pour l’aider, si seulement elle se montrait prête à les entendre. Le Temps du rêve recèle des péripéties qui illustrent certains des contes de fées et des mythes qu’on lui a enseignés. Elle doit déchiffrer des symboles qui prennent la forme d’œuvres d’art visuel et de totems (l’art autochtone peut figurer dans cette séquence), ainsi que des ancêtres autochtones qui tentent de lui enseigner des leçons importantes sur la façon de toujours rester fidèle à ses origines.
Sa vision de se trouver au bord du précipice du changement et de tomber pour de bon dans le monde des esprits éveille en elle une nouvelle puissance. Elle s’interroge : Où veux-tu être dans ta vie, et pourquoi ? Es-tu prête à t’adapter à des réalités en constante évolution? À qui fais-tu confiance et qui a été envoyé pour te donner une leçon ? ». Elle est une femme capable de survivre dans de multiples réalités, et finit par chercher en elle des forces surhumaines. Mais pour qu’elle puisse relever le défi, elle doit aussi accepter les voix ancestrales et les esprits animaux qui l’habitent. Alors qu’elle ouvre son cœur et son esprit aux possibilités des pouvoirs magiques qui se révèlent, elle est confrontée à de nouvelles responsabilités concernant son destin. Cette crise déclenche sa transformation et son autonomisation.

“MODERN NATIVE” — Spoken Word Poem by Andrea Grant

The bones of my ancestors burned beneath my ankles, and there was a certain amount of regret.

Their lost tales ignited the air: “Speak for us, for we have no voice.”

All the things documented, all the things insinuated and never written down. Their blackened eyes, cheekbones carved into the stone of forgotten prayers. Eyes. The eyes always tell the truth, and silence is also an answer.

I found a way out of cultural abandonment through an enchantment that would impress any Grimm brother, casting a veil of invisibility so that I might escape my entrapment. Swift of foot, I drugged the guardsmen of our house with plum wine. It was so sweet, so adamant. He slept for years.

Dancing shoes threadbare (only the young and the overly ambitious can stay out all night), but there were several handsome princes lingering in the bliss-dream amongst those who had not yet learned cynicism. Trees with golden branches and silver-diamond flowers. The land itself seemed repaired and decadent.

Reality transformed into a fairy tale that held more meaning than the illusion of daylight pivoting in the dusk.

Headdresses of golden eagles, patterns graffitied on the walls of museums. It’s difficult to calculate the consequence of shed blood, but every horror requires redemption in the ambivalent dreams of elders, sparking through the eyes of the next generation.

As for me, lulled, my viewpoint has altered: colors are bathed in translucent hues. My skin has grown one- piece metal, like a fish. I walk half in dreams. So here I am, with holes in my heart, wearing feminine accoutrements as my armor.

Red lipstick. Another kind of war paint.

So tell me which one is fairest of face?

Faces interest me now that I have one.

Girl transforms into woman, and a mask is required for that ritual.
Sometimes it’s a case of spherical eyeliner, narrowing the eye shape to resemble a wolf in an attempt to connect to animal origins.

Feathers are woven into the hairline, melting upon the edges of forehead, under pretext of a costume party or some other celebratory evening. When a mystical feathered-girl exits a taxi, the ravens hover around the bearer of their talisman, like winged shadows, and new myths are born.

Mythology.

The fairy-tale castle is an ornate illusion; the Park Avenue penthouse contains the same stone walls as any other prison. Kill me for a crown; the weight of gold and emeralds presses against the edges of my brain like a migraine headache. Dollhouse, doll-girls; my friends and I could never sleep after sitting properly in the dollhouse all day, dreaming like princesses, experimental eye makeup streaking as we suppressed our preteen heartaches.

Nowadays, people like to talk about nothing and dream of the things that used to be true. Where is the magic?

Dreams. Nightmares. Where is the in-between?

My nightmares are vivid paroxysms of blood and death. I don’t know how to draw the line between night vision and reality. Sometimes, I look in the mirror and see the eyes of a wolf, and fire, fire, everywhere, as the city disappears. But a castle I recall from the lands of the in-between stands firm against the skyscrapers.

Fragmented. Redemptive. Modern Native. Mixed-blood.

Let’s not forget the men who took white women so that their children would be free. For all the mothers who gave their offspring new names and whispered, “Hush, everything will be okay now. Those without soul, who don’t notice details, have tried to steal my ceremonial necklace and sell the beads. They have tried to tear my drum skin.

But the strength of my ancestors flows ever on. The undercurrents of moon and water flow in my timeline, and Raven speaks tricks through my mouth.

GÉNÉRIQUE DE MODERN NATIVE

POÈME ORAL + NARRATION
Andrea Grant
RÉALISATRICE ET PRODUCTRICE
Andrea Grant

CO-RÉALISATRICE
Cassandra « Kaas » Cross

PRODUCTRICE DÉLÉGUÉE
Sarah Keenlyside

VIDÉOGRAPHES
Cassandra « Kaas » Cross
Jimmy McCammon
Shawn Regruto

MONTEURE ET COLORISTE
Cassandra « Kaas » Cross

DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE
Amy Belling

DISTRIBUTION AUTOCHTONE
Florence James
Sierra Tasi Baker
Ta’Kaiya Sierra Blaney
Taran J. Kootenhayoo
Charlene Ellen Johnny
Candace Crocker
Leslie Parent
Gina Mae Schubert
Brett Lohvin
Brandon Lohvin
Nathan Lohvin
Wayne Edwards

ARTISTE DE MAQUILLAGE
Mandy Collins Tanguay

COSTUMES
Chloë Angus Design

COMPOSITEUR DE MUSIQUE
James Goudreault

CONCEPTS ARTISTIQUES
Qwalsius-Shaun Peterson

Merci au First Peoples’ Cultural Council pour le soutien accordé à Modern Native.
Merci à Beaumont Studios, Tina House de APTN et Carolyn Lair.

Photos – Charlene Johnny

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