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Traces of Life: A journey between Canada and South Asia जीवन के निशान कनाडा से दक्षिण एशिया की यात्रा

Artistes de l’exposition

Shovan Gandhi
Kiran Ambwani
Stéphane Desmeules
Mobeen Ansari
Mariette Raina

Catégories d’exposition

En tant qu’anthropologue, j’ai toujours été fascinée par la diversité apparaissant dans une certaine unité au sein de ce monde. En tant qu’artiste, je questionne constamment l’acte de perception tel qu’il se manifeste à travers le corps, façonné par ma culture et mes expériences de vie personnelles.

C’est ma première exposition, la première fois que je réunis mon travail anthropologique et ma perspective artistique. Je rassemble ici des artistes avec qui nous partageons la même vision: une préoccupation pour l’être humain, la culture, les différences et l’unité qui habitent le monde. C’est un dialogue commun qui utilise différents formats. De la photographie artistique à celle de rue, de la mise en scène, du documentaire ou de la fiction à la performance.

Pourquoi avoir choisi l’Asie du Sud? Parce que c’est face à ce qui est différent de nous que l’on se découvre. Si mes études m’ont emmenée dans cette partie du monde pour étudier les textes anciens, des temples, les antiquités et les objets dévotionnels, c’est aussi une rencontre avec cet écho de ce qui est essentiel et profondément vrai dans chaque être humain.

Les traces tissent le monde, notre culture, la mémoire qui nous habitent. Anonyme ou connu, chacun participe à ces traces, à cette coloration infinie qui tresse le monde dans lequel nous vivons. Les traces qui me guident sur un chemin qui revient à son point d’origine.

SHOVAN GANDHI

AVANT APRÈS [photographie – Inde]

Le corps humain porte un sens à sa surface, mais le sens est négocié par rapport et en comparaison avec d’autres corps. C’est à travers cette comparaison que l’idée de beauté est mise en évidence: non pas comme une chose possédée en soi, mais comme une caractéristique socialement conférée, et que le possesseur a le pouvoir de négocier, de changer et d’améliorer.

C’est la surface du corps humain (c’est-à-dire la peau) qui est évaluée visuellement et superficiellement. En offrant les outils pour changer ou «réparer» son apparence personnelle afin de se conformer aux idéaux imaginaires de la beauté, les commerçants, les fabricants et les médias créent un besoin incessant d’acheter pour embellir.

Ma tentative est de révéler la tromperie à laquelle les consommateurs participent à l’achat des produits de beauté, mettant au jour ces histoires semi-vraies semi-fausses. La beauté est un idéal tellement subjectif et qui plus est en constante évolution. Pourtant, il est aussi de plus en plus standardisé. Un consumérisme mondialisé a conduit à un besoin incessant d’achat pour embellir et se gratifier instantanément.

Les diptyques traditionnels «avant – après» racontent une histoire évidente. J’ai essayé de défier les perceptions du spectateur et d’écraser la notion d’ «Avant» et «Après», en utilisant la formule de la répétition pour évoquer plusieurs façons de «voir» une image ou de «voir» la beauté elle-même.

Comme habitude, le spectateur, regardant dans les deux sens, cherche un changement ou un remède dans l’image ‘Après’. Ici, il est contraint de remettre en question la nécessité d’un idéal de beauté, et à son tour des produits qui permettent ce modèle utopique.

Cette fois, le but est de questionner, au lieu de comparer.

Shovan Gandhi est artiste visuel et photographe basé à New Delhi, en Inde. Sa pratique est tirée de son intérêt pour l’architecture, le design et le cinéma. Ses travaux dans la mode et la publicité sont largement conceptuels et expérimentaux. Shovan a contribué à divers magazines et publications à l’échelle nationale et internationale.
Dans des projets personnels, il se concentre sur la photographie et l’archivage d’espaces de conflit avec des contextes socioculturels et politiques. À travers le montage, il explore les possibilités narratives du séquençage et de la narration, créant des fictions ou parfois des hyperréalités à partir du documentaire. Actuellement, Shovan travaille sur un ensemble de livres de photographie basés sur ses diverses séries en cours.

www.shovangandhi.com
[email protected]
Instagram: @shovanvan

MARIETTE RAINA & KIRAN AMBWANI

TRACES DE L’INVISIBLE [photographie – Inde & Népal]
Il y a des mouvements et des offrandes que l’on fait pour se connecter au monde invisible. L’invisible est une extension du monde matériel concret. Entre ici et là, se trouvent les traces qui font agissent comme des ponts reliant les deux mondes. Les traces sont aussi des restes du temps, où se négocie le passé constamment réactualisé dans le présent de celui qui les observe.

Passionnée par les gens, les espaces qu’ils créent et habitent, leur mode de vie et les arts, Kiran Ambwani est une photographe engagée d’origine indienne et basée à Montréal.

Les images de Kiran reflètent une sensibilité aiguisée par ses études en anthropologie et études environnementales, ainsi que par ses nombreux voyages. Poussée par une vive curiosité envers les problématiques vécues par les populations défavorisées, elle a exploré, entre autres, la vie des moines tibétains en exil, les rescapées du trafic d’enfant à Mumbai et à Katmandou, les habitants du plus grand bidonville asiatique (Dharavi), et les efforts de secours post-catastrophe (post disaster relief efforts) au Népal, en Équateur et en Haiti. Afin de partager ses préoccupations environnementales et humanitaires avec différents publics, ses reportages ont été diffusés par plusieurs publications à travers le monde, notamment Radio Canada, Châtelaine, Le Devoir, Vogue, MindFood, Travesias, Geo Plein Air, et Indian Express.

Kiran a animé des ateliers de photographie au Canada et à l’étranger, pour le grand public, aux patients atteints du cancer, aux filles qui ont été rescapées de bordels au Népal, et plus récemment pour les victimes du tremblement de terre en Équateur. Les images qui en résultent ont été partagées avec un large public à travers des expositions et des publications.

Kiran est diplômée de l’Université McGill et l’Institut de Photographie Dawson à Montréal. Elle a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Canada, Japon, Népal, et Inde.

www.kiranambwani.com
facebook: Kiran Ambwani Photography
Instagram: kiran.ambwani.iphone.moments

STÉPHANE DESMEULES

THE ECHO OF SPACES [photographie – Inde]
De l’infiniment grand à l’infiniment petit existent ces ingrédients visuels qui reviennent: la couleur, la forme ou la ligne. Ils deviennent comme des mots pour les yeux. Harmonie et beauté, je les ai trouvées comme un souvenir, une intuition. Des détails d’un objet à un paysage qui s’étend devant les yeux, c’est le même écho. Cela nous rappelle quelque chose, des histoires que l’on se raconte.

Stéphane
Après des études en arts et en animation 3d, Stéphane amorce sa carrière en jeu vidéo chez Ubisoft en 1997 où il est tour à tour modeleur, chef d’équipe et gestionnaire du studio graphique. En 2001, il commence à enseigner la 3d jusqu’en 2015. Il a alors l’occasion de partager ses connaissances en modélisation de personnages et d’environnement, en animation et en création de textures dans des écoles d’art. En parallèle de ses activités de formation, Stéphane illustre trois bandes dessinées publiées chez Albin Michel et aux éditions 400 Coups entre 2001 et 2006. Depuis deux ans, Stéphane est développeur de communauté métier à Ubisoft où il organise des événements de partage pour les artistes et animateurs, en plus de continuer à offrir des formations sur Zbrush et 3ds Max. Depuis 2014, il s’intéresse particulièrement à la photographie artistique en collaboration avec des danseurs, performeurs et yogis.

www.stef-d.com

MOBEEN ANSARI

HELLHOLE [short movie – Pakistan]

Hellhole est un court métrage muet, basé sur la vie des travailleurs en préservation, mieux connu sous le nom de nettoyeurs des égouts, vu à travers la vie et l’humanité souvent oubliée d’un tel travailleur.

Mobeen est photojournaliste, peintre et sculpteur basé à Islamabad, au Pakistan. Diplômé du National College of Arts de Rawalpindi, au Pakistan, sa mission est de promouvoir les aspects positifs et souvent invisibles de son pays à travers ses photographies. Confronté à la perte d’audition à un très jeune âge, Mobeen a toujours été attentif à son environnement, une observation qu’il traduit visuellement à travers différents médiums.

Il a voyagé à travers le Pakistan et se concentre sur des endroits hors des sentiers battus – en particulier le sud du Punjab et le Corridor Wakhan dans le Grand Nord. En 2014, il a publié un livre de photographie intitulé Dharkan: le battement de coeur d’une nation qui présente des portraits et des histoires de personnages emblématiques et de héros méconnus du Pakistan. Son prochain livre est sur les minorités religieuses du Pakistan, qui est intitulé White in the Flag. Il a donné deux conférences TED et a exposé ses œuvres aux États-Unis, en Italie, au Qatar, en Chine, au Pakistan et en Irak.

Son court métrage Hellhole a remporté le prix du meilleur court métrage (non fictif) au Pakistan Calling Film Festival et a été projeté dans des festivals du monde entier.

Official Facebook Page: www.facebook.com/mobeenart
Twitter: @Mobeen_Ansari
Instagram: @mobeenansariphoto
www.flickr.com/mobeenansari

MARIETTE RAINA

ENTRE-DEUX [photographie – Inde]
J’ai toujours été fasciné par l’entre. Cet espace où un mouvement ou une pensée a commencé, mais n’est pas encore terminé. Il se situe avant la conclusion, entre l’inspiration et l’expiration, entre une phrase et l’autre, entre une action menant à la suivante. Les êtres humains ont tendance à conclure tout de suite ou à sauter sur une autre action, par peur et besoin de sentir qu’ils ont le contrôle.

C’est le moment où vous n’avez aucun plan, où vous ne savez plus, quand il y a un silence pendant une conversation. L’espace sacré est caché dans le temps, dans ces sections «entre les deux». Ces moments sont magiques, ils sont suspendus hors du temps et de l’espace réguliers. C’est le moment où l’être humain n’est plus contextualisé, mais ramené à sa forme archétypale. En un instant, tous les archétypes existent, comme si dans cette action unique le mystère de la création se réactualise.

Mariette Raina a émigré de France à l’âge de 20 ans et s’est installée à Montréal où elle réside depuis. Ses différentes activités sont simultanément reliées par la même exploration: la compréhension des êtres humains et du monde.

Ses compétences de recherche sont basées sur sa formation anthropologique. Parallèlement à ses études, Mariette explore l’art à travers la photographie et la performance, interrogeant l’acte de perception, le rapport à l’image, ainsi que le corps comme véhicule d’expression. Elle a commencé à enseigner la photographie à l’UdM en 2015 dans le cadre du «Cultural Activities Panel» où elle enseigne le processus de création à travers la photographie.

Diplômée de l’Université de Montréal (UdM) en anthropologie en 2014, Mariette s’est spécialisée en ethnographie. En 2016, elle a été embauchée par Never Apart comme chroniqueur mensuel pour leur magazine en ligne, où elle publie des articles avec ses photographies.

www.marietteraina.com
Instagram : meer_reflection

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