close

Joignez-vous à Never Apart

close

Façonner le passé / S’inscrire dans le présent

Artistes de l’exposition

Monument Lab
Goethe-Institut
Ulf Aminde, Germany
Tomie Arai, US
Thalia Fernandez, Mexico
MADAD (Mallory Nezam)
De Nichols
Damon Davis
Quentin VerCetty
Alisha B. Wormsley
Karen Tam
Moridja Kitenge Banza

Catégories d’exposition

Un partenariat entre le Goethe-Institut, le Monument Lab et le Centre fédéral pour l’éducation politique (Bundeszentrale für politische Bildung/bpb), Façonner le passé réunit des travailleurs de la mémoire du Canada, du Mexique, des États-Unis et de l’Allemagne qui ont expérimenté de nouvelles approches pour façonner le passé dans leur propre contexte local.

Façonner le passé est une plateforme pour la culture de la mémoire transnationale qui se situe à l’intersection de l’art, de l’histoire et de la justice. Basée sur le programme de boursiers du Monument Lab, l’exposition présente des artistes, des activistes et des collectifs d’Amérique du Nord et d’Allemagne dont le travail éclaire et fait mieux comprendre les interventions mémorielles en cours qui reconçoivent la société civile dans le monde entier. Façonner le passé rassemble de puissantes initiatives locales afin de créer des liens et des modèles transfrontaliers qui constituent une culture de la mémoire transnationale à l’œuvre pour lutter contre le racisme et le sexisme systémiques, l’exclusion sociale et économique et les héritages de la violence coloniale et étatique. Les projets et les échanges entre les participants proposent des modèles novateurs et réparateurs qui mettent en lumière les créateurs de changement qui façonnent activement le passé et nos chemins vers l’avenir. – Monument Lab

Goethe-Institut Montreal: https://www.goethe.de/ins/ca/en/kul/ges/stp.html
Project page on Goethe-Institut North-America:www.goethe.de/shapingthepast
Monument Lab:https://monumentlab.com/
Bundeszentrale für politische Bildung: https://www.bpb.de/veranstaltungen/dokumentation/318389/shaping-the-past-gestaltung-der-vergangenheit-town-hall

S’inscrire dans le présent
Karen Tam: blue ocean dark sky night heart — carnage
Moridja Kitenge Banza: the map
Curator: Diane Gistal pour Nigra Iuventa

Nigra Iuventa, un organisme montréalais qui célèbre les cultures afrodescendantes et africaines à travers les arts visuels et médiatiques, présente ici S’inscrire dans le présent, volet canadien en dialogue avec le projet transnational Façonner le passé. S’inscrire dans le présent pose une réflexion critique sur le pouvoir des communautés commémoratives.

En questionnant sa présence et son inscription sur le territoire, en bouleversant les cartographies traditionnelles, l’artiste Moridja Kitenge Banza brouille les frontières entre l’histoire intime et l’histoire officielle, entre la mémoire individuelle et la mémoire collective.

Quant à Karen Tam, dont les recherches portent sur différentes formes de construction et de représentation de l’identité culturelle, elle fait émerger, à travers son installation, une multitude de récits enfouis qui nous parviennent par l’entremise de vestiges.

Bien que provenant d’horizons différents, les deux artistes montrélais.e.s entrent dans un remarquable dialogue et posent ici un acte aussi poétique que politique : inscrire leur passé dans notre présent. Iels nous rappellent ainsi que l’Histoire peut également être portée par celles et ceux qui la commémorent.

Karen Tam 譚嘉文
Vivant et travaillant à Montréal, Karen Tam est une artiste dont les recherches portent sur différentes formes de construction et de représentation de l’identité culturelle à travers des installations, sculptures, œuvres textiles et dessins. Depuis 2000, elle a exposé son travail et participé à des résidences artistiques en Amérique du Nord et en Europe, notamment au Victoria and Alberta Museum (Royaume-Uni), au He Xiangning Art Museum (Chine), au Musée des beaux-arts de Montréal (Canada), à la résidence Deutsche Börse Residency au Frankfurter Kunstverein (Allemagne). Elle a reçu des subventions et des bourses du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Elle a été finaliste du Prix Louis Comtois en 2017, finaliste du Prix en art actuel du Musée national des beaux-arts de Québec en 2016 et elle a été sélectionnée sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts en 2010 et en 2016.
Karen Tam a obtenu un diplôme de maîtrise en sculpture à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. En plus de faire partie de collections privées au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni, les œuvres de l’artiste sont présentes dans de nombreuses collections de musées et d’entreprises, telles que le Irish Museum of Modern Art, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d’art contemporain de Montréal, la Collection Hydro-Québec, la Collection de la Banque Royale du Canada et la Microsoft Art Collection. Elle est représentée par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal.

océan bleue ciel obscur cœur de nuit – carnage 2018

Initialement organisée par le Centre des arts de la Confédération, pour « Art in the Open PEI 2018 », puis installée à Tweels Corner, 159 Great George St. (Charlottetown, Canada).

Matériaux : Pâte à papier, dents de requin, copeaux de manganèse, cuivre, gouache, ballons

L’océan me fascine comme l’une des dernières frontières de notre imaginaire, un espace pour l’exploration de l’inconnu, mais aussi comme un site pour les futures villes et communautés sous-marines, et comme une ressource naturelle à protéger et/ou à exploiter davantage. Cette installation imagine une petite partie des champs de nodules de manganèse couvrant le fond de l’océan servant de couverture pour un complot de la CIA dans les années 70′, et qui seront exploités par des expéditions en haute mer dans la future course mondiale pour répondre à la demande croissante de minérales clés. Chacune de mes « roches » au manganèse, faites de dents de requin, de copeaux de manganèse, de cuivre, d’argile et de pâte à papier, représente l’une des histoires, des représentations et des événements liés à l’océan que j’ai rencontré en travaillant sur cette pièce. comme la catastrophe de Morecambe Bay en 2004 au Royaume-Uni, qui a entraîné la mort par noyade de 21 travailleurs clandestins chinois.

Moridja Kitenge Banza The map
Série de 14 dessins sur tissu
2008-2018

Commencé depuis 2009, Mappemonde est un projet toujours en construction et en perpétuelle transformation dans lequel l’artiste questionne son identité en créant sa propre mappemonde ignorante des frontières artificielles héritées de l’Histoire. Cette cartographie poétique est une réflexion de Kitenge Banza sur son identité, sur ce qu’il devient et la place qu’il occupe dans cet espace qui se nomme monde. Kitenge Banza dit de l’œuvre : « Ce travail propose une topographie de mes lieux de vie, symbolisés par des ensembles et sous-ensembles reliés les uns aux autres par des flèches figurant mes déplacements. La carte devient ainsi une boussole. Comme les anciens explorateurs, seuls les pays que j’ai visités existent. Ainsi je pose la question de la place de l’existence de l’autre. »

Réflexion sur le territoire, l’histoire, la mémoire et les frontières
Réflexion sur l’espace comme lieu social, géopolitique, identitaire, sentimental et culturel

Sur cette mappemonde que je crée à la fin de chaque année, j’affirme mon « Chez moi » partout où cela me plaît et ma « liberté de mouvement », sans entrave d’aucune sorte. Mais c’est aussi une façon pour moi de me sentir en sécurité et de ne pas avoir l’impression d’être perdu loin de mon lieu d’origine. La carte devient ainsi une boussole. Comme les anciens explorateurs, seuls les pays que j’ai visités existent. Ainsi je pose la question de la place de l’existence de l’autre.

Existe-t-il parce que je l’ai décidé ? Qui est-il par rapport à moi ? Qui suis-je par rapport à lui ? Tant de questions qui n’ont ni frontière, ni couleur. Cette œuvre questionne ma façon de connaître, de structurer et de présenter le monde ainsi que la place que j’occupe dans celui-ci. La place que j’occupe en tant que jeune, d’origine africaine, congolaise, immigrant et aujourd’hui citoyen du Canada.

Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise, né à Kinshasa en 1980 en République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle. En 2010, il reçoit le 1er prix de La Biennale de l’Art africain contemporain, DAK’ART, pour la vidéo Hymne à nous et son installation De 1848 à nos jours. Il a reçu un Prix Sobey en 2020. Son travail a notamment été présenté au Musée Dauphinois (Grenoble, France), au Museum of Contemporary Art (Rosklide, Danemark), à la Arndt Gallery et la Ngbk (Berlin, Allemagne), à la Biennale Internationale de Casablanca (Casablanca, Maroc), à la Fondation Attijariwafa bank (Casablanca, Maroc), à la Fondation Blachère (Apt, France), au Musée des beaux-arts de Montréal (Montréal, Canada), à la Fondation Phi (Montréal, Canada) ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal (Montréal, Canada). On compte des oeuvres de l’artiste dans les collections du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO) ainsi que dans de nombreuses collections corporatives telles que BMO, la Caisse de dépôt et de placement du Québec et TD Bank Corporate Art Collection.

Crédit photo oeuvre: Paul Litherland

Voir les commentaires

Sans commentaires (Cacher)

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont marqués d'un *.
Votre adresse email ne sera pas publiée.