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Dominique Alexander: Everyday Sounds

Interdisciplinary artist and organizer Dominique Alexander composes music using sounds from everyday life and snippets of songs, recorded on cassette tape and curated live. Compelled by the meaning and memory of sound, Dominique Alexander employs noise isolated from identifying contexts, but still capable of provoking association. Through new sequencing, reworking, repetition and alteration, Alexander curates original sounds cueing new memory associations.

Alexander has found influence across many genres of music and finds inspiration in transposing lessons of one style or approach onto another. However, her main focus is on sampling/sample-based music. She is currently influenced by jungle and drum and bass, which are all essentially based on reworking and cutting up the same 6-second sample of a drum break. She is drawn to musique concrete, a compositional practice developed by Pierre Schaeffer in the 1940’s, using object-based and non-musical sounds. Long before discovering Pierre Schaeffer Alexander remembers hearing Lee Scratch Perry dubs with samples of cattle and chickens in the mix and reggae and dancehall tunes punctuated with bird chirps and sirens. “I like the abstracting of these sounds that occurs when they’re freed up from their visual referent; that plasticity of the void between signified and signifier.” This is similar to sampling and looping in more popular forms of music that uses bars or phrases of existing songs as building blocks for new pieces. What Alexander loves about sampling is that it frees recorded music and sound from fixity. If the listener knows the original piece that’s being sampled, it has that reference and hearing it again in a new song adds new information. “I like the tension and uncanniness that occurs in relation to this idea of an ‘original’ and the sense of recognition and familiarity when you hear something known in a new context. It’s sort of like a memory distorted by forgetfulness and suddenly recalled.”

Alexander has been obsessed with music since she was a child and studied piano and music theory throughout her youth. As a teenager, she read William Burroughs and learned about the work of Brion Gysin and the cut-up technique, where a text is cut up and rearranged to create a new text. At age 17 Alexander got a Walkman recorder with two recording speeds and a pitch wheel – the same model she uses in her current set-up. She carried it everywhere, recording little bits of the radio, piano practice, people talking, environmental and industrial sounds. What began as an audio collage hobby eventually grew into a more sophisticated method for making music.

In her upcoming noise meditation at Never Apart, Alexander hopes that listeners will be able to engage with a different format for going out and experiencing live sound. She is interested in moving away from the idea of the performer on a stage to operating as more of a facilitator of experience in a space in which sound is occurring. She notes that people have begun to orient themselves to face a DJ, which is a new trend and a move backwards to the individualistic rock n roll separation of audience and ‘star’ performer, which doesn’t seem in line with fostering a deep and receptive listening experience. Her advice for listeners at this event is to cultivate a deeper understanding of the process of listening. Alexander mentions The Disruptive Nature of Listening in which Hildegard Westerkamp describes listening as “a continual and gentle process of opening”. Westerkamp says, “listening is never static, cannot be held on to, and in fact needs to be found again and again.” Alexander notes the similarities to awareness in meditation practice. “Disruptive noises like sensations will arise and be noticed and we should not attempt to force a closing off but rather let them pass through our awareness to naturally regain the state of receptivity that permits concentration.”

Dominique Alexander performs solo as Buffalo MRI and as a two-piece called Urlapse with her longtime collaborator Joshua Bastien. And if you’d like to get a taste of Alexander ‘s personal preference for experimental listening, she will be hosting a show called If You Got Ears on CKUT every Wednesday from 12:00-2:00PM for the month of May.

L’organisatrice et artiste interdisciplinaire Dominique Alexander compose de la musique en se servant de sons de la vie quotidienne et d’extraits de chansons, enregistrés sur bande magnétique et orchestrés en direct. Fascinée par la signification et la mémoire du son, Dominique Alexander utilise des sons isolés de tout contexte permettant de les identifier, mais qui demeurent capables de provoquer une association. À l’aide de nouveau séquençage, de remaniement, de répétition et d’altération, Alexander concocte des sons originaux qui stimulent de nouvelles associations de souvenirs.

Divers genres de musique ont influencé Alexander ; elle trouve son inspiration dans la transposition des leçons d’un style ou d’une approche dans un autre style. Toutefois, elle se concentre principalement sur l’échantillonnage et la musique créée à base d’un échantillonnage. À l’heure actuelle, elle est inspirée par le jungle et le drum’n’ bass, qui sont essentiellement fondés sur le réassemblage et la découpe d’un même échantillon de solo de batterie qui dure 6 secondes. Elle est attirée par la musique concrète, une pratique compositionnelle développée par Pierre Schaeffer durant les années 40, et utilise des sons non musicaux et venant d’objets. Bien avant d’avoir découvert Pierre Schaeffer, Alexander se rappelle avoir entendu des dubs de Lee Scratch Perry auxquels avaient été intégrés des bruits de poulets et de bétail, ainsi que des airs de reggae et de dancehall ponctués de gazouillis d’oiseaux et de sirènes. « J’aime comment ces sons deviennent abstraits lorsqu’ils sont libérés de leurs référents visuels ; cette plasticité du vide entre signifiant et signifié. » Ceci est semblable au échantillonnages et au looping présents dans des formes plus populaires de musique qui se servent de mesures ou phrases de chansons existantes comme autant d’éléments constitutifs pour de nouvelles pièces. Alexander adore le fait que l’échantillonnage libère la musique et les sons enregistrés de la fixité. Si l’auditeur connait l’origine de l’échantillon, ce dernier a un cadre de référence et l’entendre à nouveau propose de nouveaux renseignements. « J’aime la tension et l’étrangeté produites par la relation entre cette notion d’original et le caractère familier lié à quelque chose de connu, entendu dans un nouveau contexte. C’est un peu comme un souvenir faussé par l’oubli qui revient soudainement en mémoire. »

Enfant, Alexander était obsédée de musique et a longtemps étudié le piano et la théorie musicale. À l’adolescence, elle a lu les ouvrages de William Burroughs et a découvert les œuvres de Brion Gysin ainsi que le cut-up, soit une technique où un texte est découpé en fragments et par la suite réassemblé de manière à créer un nouveau texte. À 17 ans, Alexander s’est procuré un baladeur magnétophone à deux vitesses et une molette de pitch — le même modèle qu’elle utilise dans son installation actuelle. Elle le traînait partout et enregistrait de courts extraits de radio, ses leçons de piano, des gens qui parlaient, des sons environnementaux et industriels. Ce qui avait commencé comme un simple passe-temps de collages audios a évolué en une méthode plus élaborée de création musicale.

Alexander espère que les auditeurs présents à sa méditation sonore chez Never Apart arriveront à participer à un format différent d’expérience auditive en direct. Elle est intéressée par la démarche de se distancer du concept de l’interprète sur scène pour agir plutôt en tant que facilitateur d’une expérience dans un espace où le son se fait entendre. Elle remarque que les gens ont commencé à s’orienter de manière à faire face à un DJ, une tendance récente qui démontre un retour vers la séparation individualiste rock’n’roll de l’auditoire et de l’interprète « vedette ». Ce pas vers l’arrière ne semble pas en phase avec l’action de favoriser une expérience d’écoute profonde et réceptive. Elle conseille aux auditeurs de l’événement de cultiver une meilleure compréhension du processus d’écoute. Alexander mentionne The Disruptive Nature of Listening, dans lequel Hildegard Westerkamp décrit l’écoute comme « un processus d’ouverture continu et délicat ». Westerkamp dit également que l’écoute n’est jamais statique, ne peut être retenue et nécessite une redécouverte constante. Alexander remarque le parallèle avec la prise de conscience durant la pratique de la méditation. « Des bruits perturbateurs et des sensations surgiront et seront perçus — il ne faut pas essayer de forcer un renfermement ; il faut plutôt les laisser traverser notre conscience de manière à retrouver naturellement l’état de réceptivité qui permet la concentration. »

Dominique Alexander se produit en solo sous le nom de Buffalo MRI et fait également partie du duo Urlapse avec Joshua Bastien, un collaborateur de longue date. Si vous êtes intéressé à découvrir les préférences personnelles de Alexander en ce qui concerne l’écoute expérimentale, notez qu’elle animera une émission sur CKUT intitulée If You Got Ears, chaque mercredi du mois de mai de midi à 14 h.

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